Les hasards du clip de Memories (ou comment le hasard tisse à travers le temps)

La vie est un arbre, nous en sommes la sève. Quand on dit oui au flux, ça aide…
Voici quelques lignes sur comment le cosmos nous a réunit, Clémence Leclair, Sébastien Armand, Didier Borel et moi, à Berlin, pour le tournage du clip de « Memories ».
Il y a très longtemps, plus de dix ans, j’étais assise sur le canapé de Laurent, un cher ami, lorsqu’il a enclenché la lecture du DVD du spectacle de Gad Elmaleh « L’autre c’est moi ». Je découvrais alors pour la première fois, cet artiste et son humour. J’ai tout de suite accroché. En sortant de chez Laurent (merci Lô, au passage), je suis allée fouiner dans la biographie, filmographie, et carrière de ce monsieur Elmaleh. J’ai regardé à peu près tout ce qu’il avait fait jusque là et qui était disponible via internet.
En lisant au sujet de ce marocain expatrié en France puis au Canada (ou est-ce dans l’autre sens ?), j’apprends qu’il a suivi les Cours Florent (école de théâtre initialement basée à Paris).
Hop, je vais sur le site des Cours Florent et je vois qu’un stage aura lieu à Bordeaux cet été-là. Quelques jours plus tard, je m’inscris. J’ai mon billet de train, et une chambre dans un lieu perdu en dehors de la ville. Le stage se déroule été 2012.
Eté 2012 arrive, le stage commence. Clémence fait partie des participants. Elle a à peine 15 ans. Et l’énergie et la sagesse fraiche et décidée de ses artères. A la fin du stage, on reste en contact.
Il s’avère que ce même été, je découvre le Festival Off d’Avignon. Là-bas, j’y croise un artiste, Fabrice Maitre, créateur du spectacle « La chevauchée Lyrique ». Je me retrouve devant un thé et devant lui.
Il me parle de sa carrière, puis me demande :
« - Et toi tu fais quoi ? »
«- J’écris » lui dis-je.
Ce à quoi il me répond :
«- Alors l’année prochaine, on voit tes textes sur scène, ici au festival. »
« - Oui. »
J’ai dit oui. Comme j’aurai pu dire non. Sauf que le non n’aurait pas eu d’incident. Le oui a été le début d’une chevauchée, c’est le cas de le dire.
Quelques semaines plus tard, j’écris un message à Clémence. Parce qu’entre deux, les idées ont fusé et que j’ai décidé (ou plutôt entendu dans ma tête) qu’il n’y aurait pas que du texte, mais aussi de la musique et de la danse. Je demande donc à Clémence si elle veut bien être la danseuse du spectacle.
« Oui » me répond-elle.
Son non, n’aurait pas eu d’impact. Son oui l’amène à créer des chorégraphies, qu’elle filme dans sa buanderie à côté du lave-linge en plein essorage pour me les envoyer en processus de création pour le spectacle qui s’appellera Clairobscure.
La suite de cette histoire-là, je vous la passe, Avignon a eu lieu, Clémence a dansé sur la place des Papes. Et tous les soirs du Festival OFF.
Il y a quelques semaines, elle me dit : « Marian, faut qu’on fasse un clip, vient à Berlin. »
J’ai dit « oui ». Mon non, n’aurait pas eu d’incidence. Mon oui m’a amenée à poster sur mon mur Facebook :
« Je cherche un bel homme à Berlin pour le week-end du 12 novembre, pour le tournage d’un clip. »
A ma grande surprise, j’ai eu plusieurs réponses et recommandations.
C’est celle de Didier Coenegracht que j’ai suivie. Mais pour vous dire comment j’ai connu Didier Coenegracht, il faut que je vous parle de Laurent Gachoud.
Laurent Gachoud, comment j’ai su de son existence… je ne sais plus, je sais juste que d’une manière ou d’une autre, je me suis retrouvée devant un thé et devant lui. Pour parler de la mise en scène de Clairobscure (le dit spectacle de 2013), dont Clémence a été la danseuse.
Depuis j’ai le plaisir de suivre ses activités artistiques et c’est ainsi que je me suis retrouvée en 2015 parmi les figurants de « Constellation Cendrillon ». C’est là que je rencontre Didier Coenegracht, lui aussi fait partie de la troupe.
Par un heureux hasard, Didier Coenegracht connaît Didier Borel. Didier Borel a quitté la Suisse il y a un an et demi pour se former à la comédie musicale et c’est lui, le bel homme que Didier Coenegracht me recommande, il y a trois semaines, pour le tournage à Berlin.
Je lui envoie un message sur facebook, lui expliquant le projet et lui demandant s’il serait motivé. Et là, j’ai la chance et le plaisir que Didier B. me dise oui. Vous vous en doutez, son non n’aurait pas eu d’impact, son oui est partie créatrice et prenante du clip à venir et de trois heureux jours de tournage.
Pour ce qui est de Sébastien Armand, cadreur, monteur, formateur en effets spéciaux entre autres compétences à son acquis, l’histoire est longue et il faudrait demander plus en détail à Clémence. Elle et lui se sont rencontrés sur un plateau de tournage… il y a deux ans. Depuis, ils se disent oui.
Je pourrais continuer longuement à dire combien ces hasards sont heureux … et combien c’est bon, doux, revitalisant, vibrant… de les suivre et d’être bluffée par ce qu’ensemble nous pouvons créer…
En résumé :
Merci la vie. Et à chacune de ces personnes/galaxies pour la danse !

Au coeur de chaque personne,
il y a une galaxie
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